APPEL A CONTRIBUTIONS Revue Management & Avenir Santé, N°4, 2018 THÈME « Les impacts du vieillissements de la population sur la Santé »

APPEL A CONTRIBUTIONS

Revue Management & Avenir Santé, N°4, 2018

THÈME
« Les impacts du vieillissements de la population sur la Santé »

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Les dernières projections démographiques de l’INSEE (Blanpain et Buisson, 2016) nous indiquent que près de 30 % de la population française devraient avoir 60 ans et plus en 2030 et 12 % devraient avoir plus de 75 ans. Face à une telle évolution démographique, il est opportun de s’interroger sur les impacts du vieillissement de la population française sur les systèmes sanitaires et médico-sociaux dans notre pays lesquels sont et seront de plus en plus sollicités pour répondre aux besoins des plus de 20 millions de seniors (dont plus de 8 millions de 75 ans et plus). Paradoxalement, il est difficile d’établir de manière précise si le vieillissement actuel de la population française va entraîner « mécaniquement » une augmentation du nombre de personnes (très) dépendantes[1]… Cependant, de plus en plus d’établissements/activités (foyer d’hébergement, Esat, IME, MAS…) sont et seront concernés par la problématique de la prise en charge d’usagers/bénéficiaires vieillissants.

Le projet de loi relatif à l’adaptation de la société au vieillissement (2014) qui a fait suite au rapport de L. Broussy (2013) sur le même thème préconisait notamment :

  • –         la création d’une aide publique permettant l’accès aux technologies pour les personnes âgées (PA) à faibles revenus (domotique) ;
  • –         la mise en place de dispositifs de prévention au travers des CARSAT ;
  • –         le lancement de plans nationaux : sur-médicamentation, suicide ;
  • –         la mise en place de bénévoles pour rompre l’isolement (Monalisa) ;
  • –         la création d’un plan national d’adaptation de 80 000 logements privés via l’ANAH ;
  • –         la modernisation des logements-foyers ;
  • –         l’intégration du vieillissement dans les PLH et PDU ;
  • –         l’augmentation du nombre d’heures d’aide à domicile ;
  • –         le développement des villes amies des aînés…

La loi d’Adaptation de la Société au Vieillissement (ASV)[2] promulguée en décembre 2015, a apporté quant à elle des changements significatifs vis-à-vis des politiques précédentes qui ont contribué à la création d’un secteur « concurrentiel » des services à la personne (plan et loi Borloo[3] de développement des SAP en 2005), sans reprendre intégralement les propositions du projet de loi, en :

  • –         modifiant les montants de l’Aide Personnalisée à l’Autonomie (APA) ;
  • –         créant un droit au répit ;
  • –         valorisant le rôle d’aidant familial ;
  • –         créant les conférences des financeurs au niveau départemental ;
  • –         finançant la construction des projets locaux de prévention ;
  • –         faisant évoluer les foyers logement vers des résidences autonomie ;
  • –         faisant évoluer la règlementation du secteur des services à la personne en autorisant « automatiquement » les « anciens » services agréés ;
  • –         favorisant l’expérimentation des SPASAD…

Malgré ces réformes, la question du financement de la dépendance et du maintien à domicile ne semble pas être réglée[4]. Les pistes de réflexion lancées par exemple en 2011 sur un système universel d’assurance ou la création d’une 5e branche de la Sécurité Sociale « dépendance » envisagées à un moment[5] semblent aujourd’hui abandonnées.

La réforme « espérée » par certains acteurs, essentiellement non lucratifs, du financement/tarification de l’aide à domicile n’a pas été apportée par la loi ASV. Dès lors, malgré les nombreux dysfonctionnements identifiés par différents rapports, en particulier en termes de fonctionnement équivalent sur les territoires (Bruant-Bisson et al., 2010) et les difficultés budgétaires (Poletti, 2012), le financement pérenne n’est toujours pas résolu. Les différentes propositions faites par exemple par l’Association des Départements de France et l’USB Domicile (Branchu et al., 2015) n’ont rien changé à cette situation.

Au-delà des usagers, les défis organisationnels, démographiques[6] et sociaux auxquels doit faire face le secteur sanitaire au sens large (hôpital, clinique, SSIAD, HAD principalement) contribuent à dégrader les conditions de travail et à rendre de plus en plus prégnante la question de la santé au travail et de la prévention des risques professionnels. En clair, il convient de ne pas oublier que les professionnels peuvent eux aussi avoir besoin d’aide et d’accompagnement pour leur permettre d’exercer dans des conditions satisfaisantes.

Toutefois, la question du vieillissement ne peut pas se limiter à une approche seulement « négative et homogène » tant les situations et parcours personnels peuvent être différents… En outre, la création d’une filière « Silver Économie » en 2013 par les pouvoirs publics sous l’impulsion d’A. Montebourg et M. Delaunay, permet de reconnaître que le vieillissement aujourd’hui n’est plus forcément celui d’autrefois, les seniors d’aujourd’hui pouvant être en bonne santé et avoir une vie sociale/familiale réussie… avec un pouvoir d’achat parfois conséquent. Sur un plan plus économique, la création d’une filière spécifique est en train de donner lieu à l’émergence de Silver Régions, gérontopôles, living lab… L’« objectif » dans ce cadre étant notamment de contribuer à la création d’entreprises et de favoriser le développement d’innovations technologiques en faisant émerger un ou des marchés s’appuyant sur le vieillissement de la population.

À travers ces différentes observations, nous attendons donc des contributions qui puissent dépasser le seul état des lieux et diagnostic de la prise en charge actuelle des problématiques liées au vieillissement, au travers de mises en perspective, pistes de réflexions, présentation de projets en cours de conception, ou de bonnes pratiques…

Les questions de santé/sécurité au travail des professionnels prennent tout à fait leur place dans cet appel à contributions. Sont aussi acceptés les articles de recherche classiques, et les articles avec une orientation plus gestionnaire (notamment les études de cas). Il est également possible pour un ou des professionnels de soumettre un « point de vue » qui accompagnera les articles retenus au final.

Les principaux thèmes qui pourront être traités dans le cadre de cet appel à contributions, de manière non exclusive sont développés dans la pièce jointe.

 

Ce numéro est soutenu par l’IUT d’Alençon.


[1] Voir par exemple le rapport du groupe n°1, Société et vieillissement, A. Morel (mod.), O. Veber (rapp.), IGAS, 2011.

[2] Loi n° 2015-1776 du 28 décembre 2015 relative à l’adaptation de la société au vieillissement.

[3] Loi n° 2005-841 du 26 juillet 2005 relative au développement des services à la personne et portant diverses mesures en faveur de la cohésion sociale.

[4] En parallèle des difficultés budgétaires rencontrées par les hôpitaux à la suite de la mise en place de la Tarification A l’Activité).

[5] Voir par exemple rapport du groupe n°4, Stratégie pour la couverture de la dépendance des personnes âgées, IGAS, 2011.

[6] Au sens démographie médicale.

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Références

Blanpain N. et Buisson G (2016), Projections de population à l’horizon 2070, Deux fois plus de personnes de 75 ans ou plus qu’en 2013, Insee Première, n°1619, novembre, 4 p.

Branchu C., Jaouen V. et Naves P. (2015), Evaluation des expérimentations relatives à la tarification des services d’aide et d’accompagnement à domicile (saad), IGAS, Paris, Avril, 82 p.

Broussy L. (2013), L’adaptation de la société au vieillissement de sa population : FRANCE : ANNEE ZERO !, Mission Interministérielle sur l’adaptation de la société française au vieillissement de sa population, Paris, Janvier, 202 p.

Bruant-Bisson A., de Reboul J.B. et Aube-Martin P. (2010), Mission relative aux questions de tarification et de solvabilisation des services d’aide à domicile en direction des publics fragiles, IGAS – IGF, Paris, 94 p.

COUR DES COMPTES (2016), Le maintien à domicile des personnes âgées en perte d’autonomie, Une organisation à améliorer, des aides à mieux cibler, rapport thématique, Paris, Juillet, 198 p.

POLETTI (2012), Mission relative aux difficultés financières de l’aide à domicile et aux modalités de tarification et d’allocation de ressources des services d’aide à domicile pour publics fragiles, rapport remis à Mme la Ministre des solidarités et de la cohésion sociale, 63 p.

 

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Calendrier

Réception des propositions d’articles : 31 mai 2018
Sélection des articles et notification aux auteurs : 20 juin 2018
Réception des versions finales des articles : 9 juillet 2018
Publication : septembre 2018

 

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Comité rédactionel et éditorial 

Afin d’amplifier la parution de numéros, la rédaction en chef de la revue est désormais assurée par une équipe de cinq enseignants-chercheurs en gestion : J.B. Capgras (Université Lyon 3, IFROSS), C. Joffre (EM Normandie, METIS), C. Pascal (Université Lyon 3, IFROSS), S. Payre (Université de Caen – Normandie, NIMEC) et M. Tissioui (Université de Caen – Normandie, NIMEC).

Un comité de rédaction est également en cours de constitution, il sera composé de Professeurs d’Universités essentiellement.

 

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Comité de rédaction (en cours de composition)

E. ABORD de CHATILLON, Professeur des universités en Sciences de Gestion, Chaire Management et Santé au Travail, Grenoble IAE, Université Grenoble Alpes (CERAG).

J.P. CLAVERANNE, Professeur des universités en Sciences de Gestion, Université Jean Moulin Lyon 3 (IFROSS), rédacteur en chef honoraire.

A. SCOUARNEC, Professeur des universités en Sciences de Gestion, Université de Caen – Normandie (NIMEC).

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Instructions aux auteurs

Les papiers doivent être transmis au format word (.doc, .docx), ou RTF (.rtf) et envoyés à l’adresse suivante :

rma.sante@managementetavenir.fr

Le manuscrit complet ne doit pas excéder 5 000 à 8 000 mots (page de titre incluse).
Le texte doit être présenté en interligne double, et utiliser la police Times 12.
Les titres et les sous-titres doivent utiliser la numérotation décimale (1., 1.1., 1.1.1.).
Les pages doivent être paginées.

Page de titre
Le texte soumis doit inclure une page de titre, qui comporte les informations suivantes :

– Titre
– Nom des auteurs et affiliations
– Adresse permanente

Résumé
Un résumé de 400 mots maximum doit être proposé.

Mots-clés
3 à 6 mots-clés doivent être proposés.

Références bibliographiques
Les références dans le corps du texte doivent être présentées entre parenthèses, par nom d’auteur, suivi de la date de publication par exemple (Mick et Morlock , 2008). Si plusieurs références du même auteur sont citées, mettre en premier les références les plus anciennes. A la fin de l’article, les références citées dans le corps du texte doivent être listées (sans numérotation) par ordre alphabétique des auteurs. Pour les références ayant plus de 4 auteurs, utiliser la forme Mick et al. Si plusieurs références ont le même auteur et la même date, utiliser les lettres « a, b,… » placées après la date pour les distinguer, par exemple (Mick, 2001a).

Merci de respecter le format de citation suivant :

– Journal Article
 :
POLLITT C. (2001), « Convergence : The Useful Myth ? », Public Administration, Vol. 79, n° 4, p. 933-947.

– Book :

GALBRAITH J.-K. (2008), The Predator State, Free Press, New York.

 

Annexes
Le document ne doit comporter aucune annexe : les schémas, tableaux et équations jugés essentiels doivent être inclus dans le corps du texte.

 

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Pour tout contact

 

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